Les économies de la guerre aux époques médiévale et moderne
13e école d’été d’histoire économique
Appel à candidatures
La 13e école d’été d’histoire économique qui se réunira à Suse (Piémont, Italie) les 25, 26 et 27 août 2025 aura pour thème « Les économies de la guerre aux époques médiévale et moderne ». Cette thématique permettra de poursuivre et d’approfondir celles qui ont été développées les années précédentes (la valeur des choses, la pauvreté, les biens communs, les moyens de paiement, la qualité, l’organisation du travail, les écritures de l’économie, entreprendre, la circulation des savoirs, le risque, les espaces du commerce, les économies de la nature). La 13e école d’été d’histoire économique se propose d’aborder le thème fondamental de la guerre qui est une donnée permanente de la vie économique aux époques considérées. Elle agit sur les sociétés par une multiplicité de facteurs. Elle détruit, d’abord récoltes, habitats et infrastructures.
Elle entraîne l’organisation de transferts de richesses mobilières par les pillages et les rançons et représente de ce fait un facteur d’appauvrissement des populations. Mais ces phénomènes ont leur revers. La guerre est aussi un facteur d’accélération de la circulation des richesses et de l’amélioration des techniques, particulièrement la sidérurgie, mais pas uniquement. Elle entraîne aussi l’apparition et le maintien de groupes sociaux entiers qui vivent alternativement de solde et de pillages. L’apparition d’un métier qui accapare la fonction militaire marque une rupture avec une société où le combat définit un état à l’intérieur de la société et non une activité propre à certains corps de l’État. L’existence de l’armée implique la permanence de l’impôt et, par conséquent, est l’un des facteurs de la mise en circulation des richesses par le biais de la ponction fiscale.
Modalités d’inscription pour les doctorants / postdoctorants
Des places sont disponibles pour les jeunes chercheurs – doctorants ou post-doctorants – en histoire économique médiévale ou moderne, en économie, sociologie, géographie ou archéologie. Les langues de travail étant l’anglais et le français, les candidats devront avoir une connaissance minimale des deux langues (l’expression orale se fera dans la langue de son choix).
Il sera demandé aux candidats une communication orale de 20 minutes en rapport avec le sujet des journées. Cette communication se fera à partir de la présentation d’un fonds d’archives ou d’une source d’histoire économique qui a été au cœur de leur recherche.
L’organisation prendra en charge l’intégralité du séjour sur place. Les frais de déplacement (aller-retour) seront remboursés jusqu’à 200 euros.
Le nombre des places étant limité, les candidatures seront examinées par un comité de sélection composé des organisateurs scientifiques des journées.
Le dossier (en anglais ou en français) comprendra
- Un curriculum vitae détaillé
- Une présentation (2 pages minimum) du sujet de doctorat, des sources utilisées et de la communication orale envisagée.
Les dossiers de candidature sont à envoyer avant le 27 mai 2025 (réponse le 2 juin) à Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse Jean-Jaurès) : emmanuel.huertas@univ-tlse2.fr